Par Karim Chiboune – Hypnothérapeute à Paris 9 et en Visio
Vous avez l’impression que votre cerveau est branché sur “anxiété automatique” ? Votre cœur s’emballe, votre respiration se bloque, votre esprit imagine toujours le pire… alors même qu’objectivement, rien de grave ne se passe.
L’anxiété n’est pas un signe de faiblesse. C’est le résultat d’un cerveau qui a appris, souvent depuis longtemps, à donner la priorité au danger. Grâce à l’hypnose et à une meilleure compréhension de votre fonctionnement neurologique, il est possible de réentraîner votre cerveau pour passer de l’hypervigilance à un véritable sentiment de sécurité intérieure.
Avant de parler de “reprogrammation”, il y a une étape essentielle : apprendre à apaiser votre système nerveux.
Un exercice simple que j’utilise souvent en séance d’hypnose ou en auto-hypnose :
Asseyez-vous confortablement, dos soutenu.
Portez votre attention sur la respiration, simplement la sensation de l’air qui entre et qui sort.
Suivez le mouvement de votre poitrine et de votre ventre, sans chercher à contrôler.
Restez là 3 à 5 minutes.
En quelques minutes, vous commencez déjà à stimuler votre système nerveux parasympathique, celui qui est lié au calme, à la digestion, au sommeil, à la récupération. C’est exactement ce que nous amplifions en hypnose : utiliser l’esprit pour influencer le cerveau, et à partir de là, tout le corps.
Sur le plan évolutif, l’anxiété a eu un rôle de survie très clair : mieux vaut repérer un danger imaginaire que rater un vrai prédateur.
Nos ancêtres qui anticipaient les menaces avaient plus de chances de survivre et d’avoir des enfants. Le cerveau moderne a gardé ce réflexe, mais il l’applique à des “prédateurs” d’aujourd’hui : mails, réunions, conflits, incertitudes.
Au fond, l’anxiété sert à vous aider à :
Vous approcher de ce qui est bénéfique (nourriture, lien, opportunités).
Éviter ce qui semble dangereux.
Passer à autre chose pour chercher mieux ailleurs.
Le problème, c’est que le cerveau étiquette parfois comme dangereux des choses qui ne le sont pas, ou qui ne le sont plus. C’est là que l’hypnose est particulièrement utile : elle permet de changer la façon dont votre cerveau perçoit, étiquette et mémorise les situations.
Face à une situation, votre cerveau passe par plusieurs étapes très rapides :
Étiquetage
Le cerveau interprète : “Ce bruit… serpent ou corde ?”, “Cette personne… menace ou allié ?”.
En fonction de votre passé, il va souvent exagérer le danger. Les traumatismes, les échecs, les humiliations passées renforcent cette tendance.
Mise en couleur émotionnelle
Tout devient catalogué comme : agréable, désagréable ou neutre.
Ce tri se fait notamment dans l’amygdale et l’hippocampe, deux petites structures du système limbique qui gèrent la mémoire émotionnelle et la vigilance.
Activation du stress
Le système nerveux sympathique se déclenche, l’axe hypothalamo–hypophyso–surrénalien (HPA) libère des hormones de stress (adrénaline, cortisol…). Le cœur s’accélère, les muscles se tendent, la digestion se met en pause.
Arrivée du mental (les pensées)
Les lobes frontaux commencent à commenter :
“Et si ça se reproduisait ?”
“Je ne vais pas y arriver.”
“Et si je perds tout ?”
C’est ce dialogue interne que nous apprenons à transformer en hypnose : sortir des boucles de pensée anxieuses et créer de nouvelles réponses plus stables et plus apaisées.
En hypnothérapie, nous intervenons sur plusieurs niveaux : le corps (respiration, détente), les émotions (apaisement des charges), et les représentations internes (images, voix, scénarios). L’objectif est de redonner au cerveau une expérience répétée de sécurité, jusqu’à ce qu’elle s’ancre comme une nouvelle norme.
Face à un danger ou à une frustration, le cerveau dispose d’un “pack de base” de réponses. On les appelle souvent les “Big Six” :
Combat (Fight)
Fuite (Flight)
Gel / Sidération (Freeze)
Apaisement (Appease)
Soin (Tend)
Lien / Alliance (Befriend)
Plutôt que de les subir, vous pouvez les transformer en compétences de coping, utiles pour sortir de l’anxiété.
Énergie de base : se défendre, protéger son territoire.
Version toxique :
Agressivité inutile, conflits permanents, tension.
Version utile :
Dire non.
Poser des limites claires.
Exprimer calmement ce qui est vrai pour vous.
Remettre en question vos pensées anxieuses (“Est-ce vraiment certain ?”).
Énergie de base : s’éloigner du danger.
Version toxique :
Éviter tout, fuir systématiquement, procrastiner, s’anesthésier.
Version utile :
Quitter ce qui ne vous nourrit plus.
Prendre du recul avant de répondre.
Couper certaines sources de stress (notifications, environnement toxique).
Énergie de base : se figer pour ne pas être vu.
Version toxique :
Paralysie, incapacité à décider, impression d’être “bloqué”.
Version utile :
Stop volontaire : “pause”, “time-out”.
Observer plutôt que réagir.
Donner du temps à vos ressources internes pour se réorganiser.
En hypnose, cet état de pause devient un espace fertile où l’inconscient peut proposer de nouvelles solutions.
Énergie de base : calmer la tension pour éviter l’escalade.
Version toxique :
Se sacrifier, se suradapter, s’excuser pour tout.
Version utile :
Reconnaître les ressentis de l’autre.
Clarifier, réparer si nécessaire.
Diminuer l’anxiété de l’autre (ce qui fait aussi baisser la vôtre).
L’empathie véritable ferme la boucle de communication : “Message reçu, je t’ai compris.” C’est la base de relations plus sécurisantes.
Énergie de base : prendre soin pour renforcer le groupe.
Version toxique :
S’oublier, tout donner aux autres.
Version utile :
Investir dans vos propres ressources : sommeil, alimentation, respiration, hypnose.
Prendre soin des endroits en vous qui souffrent, plutôt que les fuir.
Apprendre à apaiser votre système nerveux au quotidien.
Énergie de base : chercher du soutien.
Version toxique :
Dépendance, peur panique de la solitude.
Version utile :
Créer des liens de qualité.
Vous faire accompagner (thérapie, hypnose).
Et surtout : vous lier à vous-même, à votre “enfant intérieur”, à vos parties anxieuses avec bienveillance, plutôt que de les juger.
La vraie transformation se situe au niveau de votre sentiment de capacité.
Ce n’est pas juste une idée, c’est un état physique : respiration plus libre, posture plus stable, vision plus claire.
Votre tâche, si vous voulez réellement sortir du pilotage automatique de l’anxiété, est de :
Reconnaitre en vous les moments où vous vous sentez capable (même très légèrement).
Les amplifier (en hypnose, par la visualisation, les ressentis corporels).
Les répéter jusqu’à ce que votre système nerveux en fasse une nouvelle référence.
Même lorsque vous êtes dans le “Freeze”, il y a déjà une ressource : la création d’espace. L’impuissance n’est pas une vérité absolue, c’est un apprentissage. Et tout apprentissage peut être modifié.
Si vous vivez :
des pensées qui tournent en boucle,
des sensations physiques d’angoisse (nœud dans le ventre, oppressions, tensions),
des comportements d’évitement (repousser, fuir, se couper des autres),
vous n’êtes pas obligé de rester prisonnier de ce fonctionnement.
En hypnose, nous allons :
Identifier vos anciens schémas de survie.
Apaiser vos réactions automatiques au niveau du corps et du système nerveux.
Installer un nouveau “programme interne” de sécurité, confiance et capacité d’action.
Cabinet : 73 rue de la Victoire, 75009 Paris.
💻 Séances en visio : partout dans le monde, avec la même efficacité.
🎧 Ressources complémentaires : audios d’hypnose et auto-hypnose pour consolider les changements entre les séances.
Pour savoir si l’hypnose est adaptée à votre situation (anxiété, crises d’angoisse, stress chronique, peurs, hypervigilance), vous pouvez réserver une consultation offerte sur mon site : karimchiboune.com.
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